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Yasmina Baddou, la politique au féminin


La femme politicienne a toujours suscité admiration et respect pour son bravoure, car braver le monde de la politique avec succès n’est vraiment pas chose aisée.


Yasmina Baddou
Yasmina Baddou
Parmi ces femmes marocaines qui ont intégré ce monde épineuxqu'est la politique et qui y font un grand ouvrage, la députée IstiqlalienneYasmina Baddou.

Mme Yasmina Baddou est à l'origine avocate au barreau deCasablanca suite à ses études de droit à l'université Mohammed V de Rabat d'oùelle a obtenu une maîtrise en droit privé, puis les 1er et 2ème CES en droitdes affaires et l'obtention par la suite du certificat d'aptitude à l'exercicede la Profession d'Avocat en 1990.

Elle a occupé plusieurs fonctions après, conseillèrejuridique du wali de la région du grand Casablanca et directeur adjoint audépartement juridique à la Banque Commerciale du Maroc; avant d'être nommée parSM le roi Mohammed VI  Secrétaire d'état auprèsdu ministre de l'emploi, des affaires sociales et de la solidarité, chargée dela famille, de la solidarité et de l'action sociale en 2002.

Cette haute responsabilité est bien méritée pour une femme comme YasminaBaddou qui a  toujours eu le souci de l'actionsociale marocaine. Elle est membre de l'organisation istiqlalienne et viceprésidente d'une ONG de réflexion et d'orientation "Alliance Pro".

Cet intérêt pour la politique, Mme Yasmina Baddou l'a eu deson père, Abderrahmane Baddou, l'ex-ambassadeur et ancien secrétaire d'Etat auxAffaires Etrangères.

Née le 23 octobre 1962 à Rabat, Yasmina Baddou continuetoujours son labeur en faveur de la société marocaine, démontrant ainsi, que lafemme politicienne n'a rien à envier à l'homme.

Amal Galla

Vendredi 20 Juillet 2007


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1. Posté par Bastide Françoise le 22/11/2007 11:27
Fatim Zahra… Un cœur tout neuf


Fatim Zahra a 26 ans, un visage d’ange, un corps vif et menu et une volonté qui pétille.
Elle a décidé une fois pour toutes de s’extirper d’une condition sociale difficile. Là où tant de jeunes filles choisissent les voies de la facilité, elle a définitivement opté pour le travail acharné.
Elle a misé sur la culture, la rigueur, les études.
Un choix remarquable par les temps qui courent !

C’est son sourire qui m’accroche, je la distingue une première fois dans l’immense bureau où officient la trentaine de standardistes d’un centre d’appel. Elle est depuis plus d’un an, la secrétaire dévouée d’un patron débordé.

Quelques mois plus tard, ayant appris que l’enseigne Zara, ce temple de la mode qui fait rêver tous les Marocains, allait ouvrir à Marrakech, elle fait un stage d’essai à Casablanca où ses qualités la font remarquer et recruter d’emblée.

Elle est folle de joie. Le travail est très physique, sur plusieurs étages, le salaire assez incitatif mais surtout, la progression de carrière pour ceux qui en veulent, est très importante.
Fatim Zahra est l’aînée d’une fratrie de quatre enfants. Elle est ambitieuse et a à cœur d’aider ses parents à instruire les plus jeunes.
Elle ne vit que pour l’Instruction, ce trésor sur lequel elle mise tout !

Elle est dans le jargon des grands Alpinistes, ce que l’on appelle Un Premier de cordée.

Cependant, au bout de quelques jours de stage, ses forces s’épuisent…
Elle n’arrive plus à réprimer les battements de son cœur.
Elle cherche son souffle en permanence.
Elle comprend vite que si elle ne fait pas réparer ce cœur d’oiseau très fragilisé par un rhumatisme articulaire aigu et qu’elle a négligé faute d’avoir l’argent pour se faire opérer, son rêve d’une carrière brillante et d’une vie normale, s’éloignera définitivement…

Alors, elle saute dans le vide.

Elle consulte… On lui indique un chirurgien en béton, brillant, qui officie dans une clinique privée formidablement équipée et c’est à lui qu’elle va confier ce cœur de battante pour qu’il le lui répare.

Ce cœur réparé lui permettra surtout de travailler avec acharnement pour rembourser la dette pharaonique de l’opération : 130.000dirhams !
13 millions… comme ils disent ici… 13.ooo euros…

Toute la famille se mobilise désespérément, alors que l’on est déjà endetté par les études des uns et des autres…
Le chirurgien accepte d’attendre quelques mois pour être payé.

L’opération se passe bien, les suites sont pénibles, une fatigue immense. Elles sont cependant jugées comme normales car ce cœur qui souffrait et devenait énorme, reprend un volume et un fonctionnement, lui aussi, apparemment… normal…

Personnellement émue par une si grande volonté, je l’appelle souvent de Cannes où je digère avec difficulté la mort de mon père.
Je retourne sur les traces de ce dernier à Marrakech où il a passé toute son enfance et dans cette solitude choisie je renoue les fils de mon dialogue avec lui.

Je m’enquiers de la convalescence de Fatim Zahra et la découvre… dans un Hôpital… à Marrakech !
Elle souffre d’un mal étrange, la belle jeune fille a laissé la place à un petit squelette, son teint est dramatiquement jaune…elle claque des dents et se terre sous de grosses couvertures…
On lui dit qu’elle a « des hémorragies à l’intérieur du corps » mais on ne sait où…

Elle subit des transfusions toutes les semaines. Elle n’a plus d’espoir. Sa décision folle de se faire opérer et d’endetter sa famille, l’isole des siens qui ne savent que pleurer et prier.
Ils ne comprennent pas comment elle a pu rompre l’équilibre antérieur.
Il est vrai qu’elle ne se plaignait jamais. D’elle, ils ne voyaient que son sourire…

A l’hôpital, on lui fait une batteries d’explorations… stomacales… intestinales… traumatisantes…avec les risques que l’on imagine…
Elle est un cas intéressant pour les jeunes internistes qui défilent devant son lit…
On ne lui trouve plus de veines pour la piquer. Lorsqu’enfin, on lui trouve une veine, elle garde un cathéter en permanence avec les risques d’infection que l’on suppose.

Sans rien connaître, j’ai l’intuition forte que tous ces désordres ont un lien mystérieux avec l’opération.

Je décide d’aller voir le Chef de service, la chef en l’occurrence qui avec scrupule, jour après jour, investigue toutes les pistes pour trouver pourquoi le sang de Fatim Zahra perd tous ses facteurs de coagulation.

Je reçois un matin un SOS par SMS… «Je sens que je suis en train de mourir »
Je me précipite, on parle d’hémolyse aigue… Un mal qui bouffe littéralement les globules rouges. Le taux d’hémoglobine qui devrait être à 12 a chuté à 5…

Je la sens enterrée dans un bunker qui a pour nom Désespoir Absolu.
Je décide de lui prendre la main et ne plus la lâcher.
On est en train de perdre un être humain, précieux comme tous les êtres humains mais plus encore peut être que beaucoup…

Je me plonge pendant des heures sur Internet cet encéphale mondialisé et je découvre pile poil son cas. Un cas rarissime !
Une hémolyse aigue suite à la pose d’un anneau mitral, cette prothèse cardiaque que le chirurgien a posée.
Seule solution, d’après l’article qui signale 12 cas référencés dans le monde, il faut réopérer et poser une autre prothèse…

Je fais fébrilement un lot de photocopies et j’arrose la demi douzaine de médecins concernés par son cas.

Je monte en urgence à Casablanca et demande rendez vous au célèbre chirurgien qui après un long stage dans sa salle d’attente, me recevra avec courtoisie entre deux opérations, entre deux vies sur le fil du rasoir et qu’il lui faut sauver…

Conscient de l’urgence et de la course contre la montre, il appelle Marrakech, il faut rapatrier Fatim Zahra d’urgence sur Casa…
Problème : Qui va payer la deuxième opération alors qu’il a déjà consenti un long crédit à la famille pour la première ?
A nouveau au bas mot me dit il, 12 millions à trouver… 12 Millions pour une famille déjà écrasée financièrement et atomisée moralement par l’imminence du drame qu’elle pressent…

Je tente une sortie en lui demandant s’il n’a pas une assurance personnelle qui peut prendre en charge ce deuxième tsunami…
Il me répond fermement mais courtoisement que son geste opératoire n’est pas mis en cause et que de toutes manières, il fait ce qu’il peut et n’a pas une obligation de résultats…

Nos regards s’affrontent, je sais que cette opération coute très cher, la prothèse, les nombreuses poches de sang et sans doute la dialyse et la réanimation qui devrait suivre pour soulager des reins qui eux aussi sont totalement débordés…
Je le quitte dépitée surtout lorsqu’il me dit avoir un congrès qu’il ne peut remettre et ne pas vouloir prendre le risque d’une opération si délicate dans l’urgence en n’étant pas là pour assumer les suites…

Rendez vous est pris pour le 20 Novembre, d’ici là, on maintiendra Fatim Zahra avec des transfusions…onéreuses et toujours dangereuses…

Elle a fait ses prières et entre deux transfusions, s’est réfugiée chez une tante à Casa qui va créer un cocon d’affection à l’abri de l’angoisse des siens.
C’est là que mon coup de fil quotidien la rejoint pour lui insuffler des forces, mot par mot, des mots pour chasser les maux et lui permettre de tenir.
Je dois lui rendre la Confiance. Confiance en elle et surtout, confiance en les autres.

Pour qu’elle se projette à demain, je dois surtout lui faire comprendre que ses rêves ne sont pas éteints.

Dans la solitude, ma réflexion s’aiguise. Je trouve ce professeur finalement… congruent.
Il faut pouvoir avoir les moyens de maintenir un tel plateau technique dans un pays où la médecine est très peu financée par la collectivité. Probable que si l’on cède aux règles de bonne gestion, on est mort…ou alors on finit par faire des économies sur l’essentiel d’une chirurgie de qualité… ce qui est aussi une façon de suicider une carrière de Professeur en cardiologie.
Je le plains à cause de ces maudits arbitrages auxquels il est tous les jours confronté mais ne peux m’empêcher de lui en vouloir d’avoir tant attendu pour se décider à réopérer…

Ma décision est prise, je vais mettre en place un système de coopération extraordinaire pour sauver Fatim Zahra, un système entre les deux rives.
Faire le lien entre mes deux patries, le Maroc mon pays de naissance, et la France, le pays de mes ancêtres.

Fatim Zahra est en état de choc, elle a maintenant glissé au fond d’un gouffre vertigineux.
Nous allons monter dans l’urgence une Cordée de Femmes Volontaires pour aller la chercher.

Il nous faut de Super Spécialistes, Françaises et Marocaines… des Spécialistes du cœur…des personnes capables chacune de balancer une grande énergie, quelques dizaines ou centaines d’euros ou de dirhams, et surtout des paroles et des pensées de soutien et d’encouragement.

J’envoie un SOS aux femmes des deux rives
Ensemble, toutes ensembles, le plus grand nombre possible je l’espère, nous allons nous encorder minutieusement pour remonter du fond du gouffre, centimètres par centimètres, cette précieuse Vie Humaine, la Vie de Fatim Zahra.

Nous serons bien évidemment, toutes ensembles pour la voir à nouveau, sourire et croire en la Vie…

***************************************************************************************
Help à VIVRE FEMME et YASMINA BADDOU et toutes les femmes disponibles pour aider Fatim zahra
http://francoise.blog-in-cannes.com /

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