Une jeune femme de 32 ans, qui aurait vraisemblablement absorbé ces gélules, est morte vendredi dernier à Sevran (Seine-Saint-Denis).
Suite à ce décès, les autorités sanitaires ont effectué des analyses sur des gélules de marque "Best life" qu'elle aurait consommées, explique un communiqué commun de l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), la Direction générale de la Santé, et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
"Les résultats de ces analyses montrent la présence de sibutramine, principe actif contenu dans un médicament soumis à prescription médicale (le Sibutral, médicament autorisé en France depuis juin 2001, NDLR) et nécessitant un suivi régulier des patients en raison du risque de survenue d'effets indésirables cardiovasculaires", expliquent les autorités. Elles "recommandent vivement de ne pas consommer ou administrer ce produit" et aux personnes qui en ont consommé, "de consulter rapidement leur médecin pour un examen de contrôle".
"Les gélules 'Best life' contiennent également de la phénolphtaléine, substance interdite dans les médicaments en France depuis 1999 et d'autres substances contenues dans des plantes qui présentent des propriétés laxatives", alertent-elles.
Après le décès de la jeune femme, une information judiciaire a été ouverte mercredi par le parquet de Bobigny pour "administration de substances nuisibles ayant entraîné la mort", l'empoisonnement étant un crime passible de la cour d'assises, a-t-on appris de source judiciaire.
Le produit étant interdit à la vente en France, les enquêteurs recherchent comment la jeune femme s'est procuré les gélules, qui étaient accompagnées d'une notice en chinois, et à identifier le réseau de vente de ce produit.
Les analyses toxicologiques ont révélé la présence dans le corps de la victime de "sibutramine", facteur aggravant pour les embolies pulmonaires, ce à quoi aurait succombé la jeune femme, précise-t-on de source judiciaire.