Concrètement pour une personne de 50 kg, l’ingestion quotidienne de 10 mg serait ainsi tolérée. Mais attention, « l’absence de données fiables ne nous permet pas d’assurer que cette dose ne présente aucun danger pour la santé humaine » insistent les 31 experts rassemblés au Canada.
Ils rappellent d’ailleurs que la mélamine « est un contaminant qui n’a pas sa place dans la chaîne alimentaire ». Et que sa présence, qui s’explique très souvent par la migration depuis l’emballage, peut être « tolérée » mais en aucun cas jugée comme « normale »… C’est d’ailleurs pourquoi il n’existe pas de norme internationale dans ce domaine.
L’occasion de rappeler que la mélamine ou plus exactement le formaldéhyde de mélamine (FM) est une résine mise au point dans les années 1930. Toxique, elle est encore aujourd’hui utilisée pour la fabrication d’emballages plastiques, de colles et même de retardateurs de flamme.