« Un monde fortement déséquilibré en matière de santé n’est ni stable ni sûr » prévient le Directeur général de l’OMS Margaret Chan. La solution ? Encourager les soins de santé primaires, autrement dit donner autant d’importance à la prévention qu’au traitement. Conformément au concept lancé il y a 30 ans lors de la Conférence internationale d’Alma-Ata, l’actuelle Almaty capitale de la République du Kazakhstan.
Cela passe d’abord par la mise en place d’une couverture santé universelle et par l’ouverture de centres de soins accessibles aux populations les plus démunies. A l’instar des 17 000 « maisons de santé » iraniennes qui quadrillent le territoire de la République islamique. Le résultat est encourageant : ces 20 dernières années, l’espérance de vie y est passée de 63 ans à 71 ans.
Mais à l’échelle mondiale le défi paraît presque insurmontable. « Les dépenses publiques de santé varient entre 20 et plus de 6.000 dollars par personne et par an », insiste l'OMS. Ainsi en 2006, près de 47 millions de femmes enceintes ont accouché sans avoir reçu de soins qualifiés. Et plus de 98% des femmes mortes en cours de grossesse l’an dernier vivaient dans les pays en développement. Dont la moitié en Afrique subsaharienne.