Pardonner et oublier font partie de la nature humaine ; c'est comme la douleur physique ; on oublie tout d'elle ( ou presque ; autrement comment une mère pourrait-elle oublier les "affres" de l'accouchement ?) !
Se maintenir dans la position de ne pas oublier et de ne pas pardonner en conséquence ; signifierait d'une part que les motifs sont assez importants et puis que la blessure consentie constituerait une porte d'entrée dans une situation peut-être pré-névrotique ou une position dépressive où les sentiments sado-masochistes peuvent emboiter le pas au jugement rationnel !
Pardonner l'autre et ses "péchés" serait aussi une réconciliation avec soi-même et un passage vers l'étape suivante où la sérénité se doit d'être de mise et où la vie doit continuer ; le travail de deuil ( quand on perd quelqu'un de cher) peut s'inscrire aussi dans ce registre ! mais encore faut-il faire un bon travail de réconciliation avec soi-même au prix d'une dépression passagère ou d'un angoisse résiduelle ; cela vaudrait mieux que d'aller vers d'autres espaces où l'on chercherait à "venger" sa défaite et essayer de mettre sur le tapis celui qui nous avait fait mal !